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Pension de réversion : conditions et montant en 2026

Par l'équipe Zest 4 août 2026 · 5 min de lecture

En bref : la pension de réversion permet au conjoint survivant de percevoir une part de la retraite du défunt. Elle suppose d’avoir été marié. Le taux atteint 54 % de la retraite de base au régime général (sous condition de ressources) et 60 % pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco. La demande n’est jamais automatique : elle doit être déposée auprès de la caisse de retraite.

Le décès d’un conjoint bouleverse aussi l’équilibre financier du foyer. La pension de réversion vise justement à compenser une partie de cette perte de revenus. Encore faut-il en connaître les règles, car les conditions et le montant varient selon le régime auquel cotisait la personne décédée. Voici les repères à jour en 2026.

Qu’est-ce que la pension de réversion ?

La pension de réversion correspond à une fraction de la retraite dont bénéficiait ou aurait bénéficié une personne décédée. Elle est reversée à son conjoint survivant et, dans certains cas, à son ou ses ex-conjoints divorcés non remariés.

Deux points essentiels à retenir. D’abord, cette pension n’est pas versée d’office : il faut la demander. Ensuite, chaque régime de retraite applique ses propres règles de taux, d’âge et de ressources. Une même personne peut donc ouvrir droit à plusieurs pensions de réversion, une par régime auquel le défunt a cotisé.

Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

Les critères diffèrent selon le régime mais plusieurs conditions reviennent de façon récurrente.

  • Le mariage : seul le mariage ouvre droit à la réversion. Le PACS et le concubinage n’y donnent aucun droit, quelle que soit la durée de vie commune.
  • L’âge minimum : il est généralement fixé à 55 ans pour le régime général et les régimes alignés. La retraite complémentaire Agirc-Arrco applique le plus souvent un seuil de 55 ans également.
  • Les ressources : au régime général, la pension est soumise à un plafond de revenus. Les régimes complémentaires et la fonction publique n’appliquent pas cette condition.
  • Le remariage : dans certains régimes complémentaires, un nouveau mariage met fin au droit à la réversion.

En cas de divorce puis de remariage du défunt, la pension peut être partagée entre l’ex-conjoint et le conjoint survivant, au prorata de la durée de chaque mariage.

Quel est le montant de la pension de réversion ?

Le taux dépend directement du régime. Au régime général, la réversion représente 54 % de la retraite de base que percevait ou aurait perçue le défunt. Pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, le taux monte à 60 % des points acquis, sans condition de ressources. Dans la fonction publique, le taux est de 50 % de la pension du défunt.

Exemple indicatif : pour une retraite de base de 1 200 € par mois, la réversion au régime général peut atteindre 1 200 € x 54 % = 648 € par mois, sous réserve du plafond de ressources.

Tableau des taux par régime (2026)

Régime Taux de réversion Condition de ressources Âge minimum
Régime général (base) 54 % Oui 55 ans
Complémentaire Agirc-Arrco 60 % Non 55 ans
Fonction publique 50 % Non Aucun
Indépendants (base) 54 % Oui 55 ans

Comment fonctionne la condition de ressources ?

Au régime général, la réversion n’est accordée que si les revenus du demandeur ne dépassent pas un plafond de ressources révisé chaque année. En 2026, ce plafond s’établit autour de 24 710 € par an pour une personne seule et 39 536 € pour un couple. Ces montants sont indicatifs et actualisés périodiquement : la caisse de retraite communique le barème exact en vigueur.

Si les revenus dépassent ce seuil, la pension est réduite d’autant, voire supprimée. Les ressources prises en compte incluent notamment :

  • les salaires et revenus d’activité ;
  • les pensions de retraite personnelles ;
  • les revenus fonciers et de placements ;
  • certaines prestations sociales.

La retraite complémentaire Agirc-Arrco échappe à cette logique : son montant dépend uniquement du nombre de points acquis par le défunt et de la valeur du point à la date du calcul.

Quelles démarches pour obtenir la réversion ?

La demande peut être déposée en ligne via le portail officiel des retraites, qui centralise les régimes de base et complémentaires en une seule démarche. Une demande papier reste possible auprès de chaque caisse.

Il est conseillé de déposer le dossier dans les 12 mois suivant le décès. Au-delà de ce délai, le point de départ du versement peut être décalé et des mois de pension perdus. Les pièces habituellement demandées sont l’acte de décès, l’acte de mariage, un justificatif d’identité et un relevé de ressources.

Chaque situation étant particulière, il est vivement recommandé de se rapprocher de sa caisse de retraite pour obtenir une estimation personnalisée et vérifier les barèmes applicables à la date de la demande.

Questions fréquentes

Le PACS ouvre-t-il droit à la pension de réversion ?

Non. Seul le mariage ouvre droit à la réversion. Les partenaires de PACS et les concubins n’y ont pas droit, même après de nombreuses années de vie commune.

Peut-on cumuler réversion et retraite personnelle ?

Oui, le cumul est possible. Au régime général, la retraite personnelle est toutefois comptée dans les ressources et peut donc réduire le montant de la réversion soumis à condition de revenus.

Le remariage fait-il perdre la pension de réversion ?

Cela dépend du régime. Au régime général, le remariage ne supprime pas le droit. En revanche, plusieurs régimes complémentaires y mettent fin en cas de nouveau mariage.

Sous quel délai déposer sa demande ?

Il est préférable de déposer le dossier dans les 12 mois suivant le décès pour percevoir la pension à effet rétroactif à partir du mois qui suit le décès. Passé ce délai, le versement démarre plus tard.

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